déc
27

Weak [2]

Je dois trouver une excuse pour la revoir. Une clé USB oubliée ? Ca fera l’affaire. Je lui envoie un SMS pour lui dire que je passerai la voir. Lui demande si elle souhaite que je lui donne en main propre ou le dépôt dans sa boite aux lettres ferait-il l’affaire ? Comme je veux. Et bien soit. J’en ai rien à foutre de toute façon. En tout cas je m’en convaincs. Je pose l’objet du délit dans sa boite, un SMS pour l’en avertir et je suis déja à l’arrêt de bus.
Alors voilà. C’est comme ça que ça doit se terminer ? C’était donc la dernière fois que je la voyais ? J’ai pas envie que ça se finisse comme ça. Alors comme dans les films, je me dirige vers son appart’. Je cours pour arriver avant de changer d’avis. Je glisse ma main dans la boite pour récupérer la clé. Je monte les escaliers. J’arrive devant sa porte. Une respiration. Elle m’ouvre. Elle est au téléphone. Elle a quelqu’un qui vient d’arriver, elle rappellera. Elle raccroche.
On parle, on rigole, je lui fais ma déclaration. J’ai passé de belles années avec elle, elle m’a fait grandir, m’a ouvert l’esprit. Elle ne sait pas trop quoi répondre. On parle, on rigole, je dois partir. J’ai du mal à la laisser. Je pars. Ca fait mal, je crois.
Je pense, repense, je lui envoie un SMS. Ca va me me manquer de ne plus voir sa tête de deterrée 8h par jour. Je l’aime.

avr
27

Fuck it.

Quand j’entendais “c’est ce qui me fait me lever le matin” et tout ce genre de conneries, je trouvais ça mièvre et dégoulinant de sentiment. Ça m’a toujours rendue malade tout ce romantisme. Et puis récemment est arrivée la dépression, et j’avais moi aussi cette saloperie de motivation qui m’obligeait à rouvrir les yeux après l’appel du 4ème réveil. Mais ce soir, je viens de la perdre. Et ça fait mal putain. Ça fait longtemps que j’avais pas eu envie de pleurer comme ça, tiens.
Et quand je t’ai dit que la prochaine fois, je ne pourrai pas être là, je t’ai menti.
La prochaine fois, ce ne sont pas les moyens qui me manqueront, c’est l’envie.
Fuck you.

avr
26

Weak

What would Tyler do ?
C’est pas une histoire d’avion qui décolle. Non. Ça a commencé bien avant tout ça. Je saurais pas trop dire à quel moment j’ai franchi le cap. J’aurais tendance à penser que tout a commencé il y a 3 ans, mais en y réfléchissant, je crois que ça en fait plutôt 5. 5 ans. Et en février, il a fallu tout arrêter. Une semaine avant, j’ai imaginé la séparation, juste pour m’occuper la tête avant de m’endormir. Mais tout a très vite pris des proportions énormes. Je me suis fait beaucoup de films dans ma tête. Des films avec une belle mise en scène et des réactions bien cliché. Et puis la date fatidique est arrivée. Elle était prévenue que ce serait spécial.
Je l’attendais dans l’entrée du grand bâtiment, je discute avec le crew, je patiente. Elle sort enfin. Et là, rien. Elle me bloque. Elles me bloquent. Elle me demande ce que j’ai à lui dire, comme si c’était le genre de choses qu’on dit en public. Je lui dis de patienter. On va se poser avec le crew. Elle sait que j’attends d’être avec elle. Elle trouve une excuse pour sortir et me demande de l’accompagner. Je m’exécute, mais là encore, c’est trop compliqué. Le trajet est trop court, je trouve plus les mots, j’arrive pas à me lancer. On rentre, comme si de rien n’était. Elle sait qu’elle est spéciale pour moi. Elle attend que je fasse le premier pas. Mais c’est trop dur d’aller vers elle, alors je vais vers une autre. Elle le remarque et me le fait remarquer. Soit. Je m’approche dans son dos et pose ma tête sur son épaule. Je me rappelle de sa main qui se pose sur mes cheveux et de la sensation étrange dans le ventre. C’est là que ça a commencé je crois.

jan
20

Circus

C’est étrange, cette sensation de mal-être qui accompagne le réveil, sans savoir pourquoi. C’est peut être le changement d’habitude. C’est calme, les quelques minutes qu’il faut pour essayer de se rappeler ce qui a déclenché ça. Et puis à force de chercher, les souvenirs se débloquent. Et tout s’explique.

jan
17

Re[v]olution

La vraie vie commence après le primaire !
La vraie vie commence après le collège !
La vraie vie commence après le lycée !
La vraie vie commence après la fac !
La vraie vie commence après le premier boulot (et son équivalent en euros) !
La vraie vie commence après le déménagement !
Et si on arrêtait d’attendre et qu’on commençait à vivre pour de vrai ?

mai
10

Badtrip

Et c’était une grosse manif, une manif d’étudiants comme on en voit souvent. Et ils croisaient cette grande rue passante de N-Beach sans trop savoir où ils allaient. Au final on s’est retrouvés à une vingtaine dans une grande salle genre QG d’un grand méchant de chez James Bond. Ça a commencé à partir en brioche quand ils ont fait tourner la récolte. J’en ai pris parce que ça avait l’air nouveau et un peu funky sur les bords. Nouvelles méthodes etc. Elle en a pris aussi, parce que je lui ai proposé. Et puis rapidement l’arrière plan de la vie s’est transformé en grande spirale hypnotique avec une mention spéciale pour les couleurs sixties.

Et tous mes muscles se sont arrêtés de bouger, se sont crispés et c’est parti pour la crise de tétanie habituelle. Tu glisses sur le mauvais penchant et tu vas trimer pour t’en sortir. J’ai pensé à me battre, au début, mais c’était trop dur. Je reprends conscience peut être une dizaine d’heures plus tard. Et quand je la vois, elle dort. Mais c’est pas un sommeil agréable et paisible. C’est un sommeil lourd. Un sommeil non désiré.

mar
18

Bully

D’un coté, tu t’en fous, ça t’a pas fait tellement mal. Beaucoup de bruit mais c’est comme ça. Tu te demandes quand même si ça va pas te laisser des séquelles, on sait jamais, ça a fait tellement de bruit.
Tu voudrais bien te battre, te défendre, mais si tu le fais, ça sera pire. Et cette fois-ci, ça fera sans doute mal pour de vrai. Alors tu laisses couler, tu dédramatises.
C’était sans compter les autres, qui te disent ce qu’eux auraient fait. Et ça oublie la promesse faite trois mois plus tôt “S’il te touche, je le laisserai pas faire, je te défendrai, parce que je sais que toi tu ferais rien“.
Tu y réfléchis, tu te frustres, t’aurais du faire quelque chose, t’aurais du crier, te battre, tu t’en fous de toute façon : t’avais envie de te battre depuis des mois. Pas pour les mêmes raisons. Tu attends qu’il ne s’y attende pas, pour pas qu’il pare ton coup, tu frappes. Rien, ça lui a pas fait tellement mal. Beaucoup de bruit mais c’est comme ça.
Et tu ressasses toutes les scènes dans ta tête, toute la nuit, qu’est-ce que tu as fait pour que ça se déclenche, tu penses à ce que t’aurais dû faire, à comment ça aurait pu se dérouler dans le meilleur et le pire des cas. Tu ne dors pas.
Tu t’es pas défendue. C’est ta faute. Ne t’en prends qu’à toi-même.

mar
16

HCG

Ai passé le weekend à m’user les pouces sur Resident Evil 5. Une fois retrouvé les réflexes de RE4 on oublie un peu la lourdeur du gameplay et on peut enfin se détendre en tatanant les 15 zombies qui te courent perpetuellement après. Et même si le cadrage : 2/3 de Chris, 1/3 de décor est un peu agaçant au début, ça change des fps et de la “vue vomi” habituelle. (surtout avec le bonus souris-optique-épileptique)
Bilan : approuvé.

mar
13

things that hurt

“Je veux bien qu’il croie qu’on soit proche, mais pas à ce point”

mar
11

Oh girl

Je ne crois pas avoir déja vu quelqu’un pleurer autant et aussi periodiquement.

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